J’adore arpenter cette plage du bout du monde (Penn-ar-Bed en breton), respirer lâair marin Ă pleins poumons, avoir les lĂšvres salĂ©es par les embruns, admirer les couleurs de la mer et du ciel qui se confondent, m’extasier devant un coucher de soleil, …
Loin des grands rochers noirs que baise la marée,
La mer calme, la mer au murmure endormeur,
Au large, tout lĂ -bas, lente sâest retirĂ©e,
Et son sanglot dâamour dans lâair du soir se meurt.

La mer fauve, la mer vierge, la mer sauvage,
Au profond de son lit de nacre inviolé
Redescend, pour dormir, loin, bien loin du rivage,
Sous le seul regard pur du doux ciel étoilé.

La mer aime le ciel : câest pour mieux lui redire,
Ă lâĂ©cart, en secret, son immense tourment,
Que la fauve amoureuse, au large se retire,
Dans son lit de corail, dâambre et de diamant.

Et la brise nâapporte Ă la terre jalouse,
Quâun souffle chuchoteur, vague, dĂ©licieux :
LâĂąme des ocĂ©ans frĂ©mit comme une Ă©pouse
Sous le chaste baiser des impassibles cieux.
(La mer de Nérée Beauchemin)







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